C’est l’histoire d’une planète qui surchauffe… (1/3)

L’année 2020 se termine avec un bilan très négatif: la crise sanitaire et économique certes, mais aussi les catastrophes climatiques passés presque au second plan derrière le Covid-19. Nous vous proposons donc de les énumérer et de penser à l’avenir de notre planète, désormais plus que jamais remis en question.

Cette année 2020 a commencé avec des incendies monstrueux en Australie. Puis, nous avons eu des records de températures… à faire froid dans le dos : 38 °C en Sibérie et 54,4 °C dans la bien nommée Vallée de la mort, aux États-Unis.

Sans oublier San-Francisco ou le ciel est devenu orange à cause des tristement célèbres incendies en Californie.

Un bilan fort négatif comme vous pouvez le voir.

Maintenant adoptons une approche plus scientifique et générale sur la question du réchauffement climatique:

2 degrés d’augmentation d’ici à 2100. Voilà l’objectif à ne pas dépasser (fixé lors des accords de Paris sur le Climat). Deux petits degrés par rapport aux températures moyennes relevées lors des premières mesures modernes en 1880. Sauf qu’entre 1880 et 2019, la température du globe a déjà augmenté de 1°C. Et oui, le changement, c’est maintenant.

Il ne nous reste donc qu’un crédit d’à peine 1°C. Et pour une fois, en matière de croissance, celle des températures est fulgurante. 65% de la hausse des températures depuis 1880 s’est concentré sur les 50 dernières années. Depuis 1975, l’Arctique s’est même réchauffé deux fois plus vite que le reste de la planète, avec une hausse de 2°C. La vie est injuste pour nos chers animaux polaires comme l’ours polaire devenu symbole de cette urgence animale.

Désormais, chaque année, les records de températures mensuelles sont battus trois fois plus souvent que si le climat était stable. Notre cher XXIème siècle compte déjà à lui seul 13 des 14 années les plus chaudes jamais enregistrées.

En Australie, depuis 2013, le Bureau Météorologique a même dû ajouter une nouvelle couleur.Ce violet « incandescent » permet désormais de signaler les températures dépassant les 50° celsius.

La hausse des températures est aussi problématique pour notre système énergétique. En France, 61% des prélèvements d’eau douce servent à refroidir nos centrales nucléaires.Or, quand les eaux de surface se réchauffent, les centrales thermiques aussi. Lors de la canicule de 2003, 17 réacteurs ont été ralentis ou arrêtés. Soit 4 GW d’électricité en moins, 3.5% de la capacité totale de la production française. Été 2009, nouveau coup de chaud et cette fois-ci 8 GW de puissance en moins.

Mais “piquons une tête pour nous rafraîchir”. Entre 1901 et 2010, le niveau des océans a augmenté de près de 20 cm. Comme pour les températures, la courbe est exponentielle. Alors que le rythme moyen était de 1.7mm/an depuis les années 1900, entre 1993 et 2010 il a presque doublé, passant à 3.2mm/an. et les prévisions ne sont guère réjouissante: 90 cm de plus d’ici jusqu’à la fin du siècle (dans le meilleur des cas). Cela peut paraître ridicule 90 cm, mais vous ne verrez d’ici peu plus Venise ni Hawaii.

Et le système terrestre n’est pas aussi simple que certains aimeraient le croire. Admettons que nous stoppions toute émission de gaz à effet de serre dans 3 secondes : 3, 2, 1… Maintenant ! Et bien l’augmentation des températures à la surface du globe ne commencerait à ralentir que dans 10 ans, au minimum. Car les océans, qui capturent l’essentiel du réchauffement, continueraient à relâcher en surface une partie de la chaleur accumulée. La température des eaux profondes, elle, pourrait encore augmenter pendant des siècles voire des millénaires. Et, comme en devenant plus chaude l’eau se dilate, le niveau des océans continuerait à monter inexorablement.

Et ne comptez pas sur les forêts pour changer la donne. La surabondance de CO2 dans l’atmosphère mène les arbres à “l’overdose”. Depuis le milieu des années 1980, dans ce grand poumon qu’est la forêt amazonienne, leur mortalité aurait augmenté d’un tiers. De façon plus générale, entre 1959 et 2012, le taux d’absorption des puits de carbone naturels que sont les océans et les forêts aurait chuté d’un tiers.

Aujourd’hui la question n’est plus d’éviter le péril environnemental, comme un trou sur la route, mais bien de s’adapter en trouvant d’autres voies plus praticables. Dites bonjour au changement climatique car il est déjà là !

MOUNJID AHMED AMINE 2nde

SOURCES:

GIEC

France télévisions nouvelles écritures / datagueule

Autorité de sûreté nucléaire / France

Le bureau de météorologie australien

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *