Plages et patrimoine au Maroc, un constat désolant

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Le Maroc a encore du chemin à faire en terme de lutte contre la pollution”, j’ai pensé en regardant la plage qui s’étendait sur une centaine de mètres derrière le Borj des Larmes, à Salé. 

Jonchée de bouts de plastiques, de bouteilles vides et de polystyrène -les rochers étaient constellés de ces petites boules blanches qui promettaient un nettoyage pénible et un mal de dos assuré-  elle ressemblait plus à un dépotoir qu’autre chose. Je ne vous cache pas que ça m’a semblé assez curieux que l’on y trouve autant de déchets, alors que cette plage se situait tout près d’un monument et qu’elle n’était accessible que par un côté.

Au cours des deux heures qu’a duré l’opération de nettoyage, nous avons, pour la plupart, ratissé la plage par groupes de trois ; les autres sont restés dans les rochers, à retirer grain par grain les petits morceaux de polystyrène, sans pour autant les en débarrasser de la totalité. L’ambiance était plutôt agréable : le club Patrimoine du lycée, l’association WASL Générations Patrimoine et quelques employés de la commune de Salé étaient venus seconder la dizaine que nous étions de l’association Eco-Descartes -à titre informatif, on est une centaine de membres- un nombre assez révélateur, si vous voulez mon avis, de la motivation de certains.

La matinée s’est achevée par un pique-nique en haut du Borj, d’où nous avons pu profiter d’une vue magnifique sur la plage que nous venions de nettoyer.

Qu’est-ce que se lever plus tôt un dimanche matin lorsque l’on prend conscience que prendre part à une action comme celle-ci, aussi petite soit elle, c’est déjà aller dans le sens du progrès ? Protéger notre environnement, sensibiliser les plus jeunes à notre cause, préserver le patrimoine… autant de combats qui valent la peine de s’y investir. On ne peut que regretter que nombre de personnes inscrites dans des associations oeuvrant dans ce sens ne participent pourtant pas aux actions mises en place. Se pose alors la question de l’intérêt qu’elles portent à cette cause : réelle conviction ou simple plus-value dans leur dossier scolaire ?

Sakina FARES TES 1, photo d’Alexander Kebbon 1ère ES 2

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